Au cœur de la culture africaine
Alors que les moteurs de croissance de l’Afrique Centrale reprennent de la vitesse, la structure même de la coopération régionale vacille. La Commission de la CEMAC vient d’annoncer une suspension historique de ses activités, jetant une ombre sur des indicateurs macroéconomiques pourtant encourageants.
C’est une décision sans précédent qui a secoué la sous-région ce 5 février 2026. Par une note circulaire, le président de la Commission, Baltasar Engonga, a acté la mise à l’arrêt de la quasi-totalité des missions communautaires.
En cause : un défaut criant de trésorerie. La Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), censée financer le fonctionnement de l’institution, n’est reversée qu’au compte-gouttes par les États membres. Cette défaillance met en péril les projets d’intégration et les infrastructures transfrontalières, pourtant cruciaux pour fluidifier les échanges.
Ironie du sort, cette crise institutionnelle survient au moment où l’économie régionale montre des signes de vigueur. Cette résilience est portée par une diversification qui porte enfin ses fruits. Le Gabon mise sur le manganèse et le BTP, tandis que le Congo et le Cameroun accélèrent dans l’agro-industrie pour réduire leur dépendance aux importations.
Le début d’année 2026 est également marqué par un tournant structurel : le lancement, le 20 janvier dernier à Douala, du premier Bureau d’Information sur le Crédit (BIC) de la zone, baptisé Creditinfo Central Africa.
En facilitant l’évaluation des risques, le BIC devrait permettre aux PME — cœur battant de l’économie locale — de décrocher plus facilement les crédits nécessaires à leur expansion.
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